Message d'erreur

You are accessing Revue Études Inuit Studies using an unencrypted connection. For your security, Revue Études Inuit Studies only supports account logins using a secure protocol such as HTTPS. You can switch to HTTPS by trying to view this page again after changing the URL in your browser's location bar to begin with "https" instead of "http". Please contact site admin for help if this error continues.

State, company, and community relations at the Polaris mine (Nunavut)

Pages: 37 - 57
Type: Articles
Auteur(s) / Author(s): Heather Green
Résumé:

L’emploi des Inuit dans l’industrie minière a reçu très peu d’attention de la part des historiens bien que l’exploitation minière ait été présente dans l’Arctique depuis les années 1950. En utilisant la mine Polaris de la petite île Cornwallis (Nunavut) comme étude de cas, cet article se concentre sur la décision du gouvernement canadien de ne plus soutenir le développement minier dans les années 1970 et 1980, sur l’emploi des Inuit dans l’industrie minière et sur les difficultés des Inuit de Resolute Bay à obtenir un emploi chez Polaris. Avant Polaris, le gouvernement fédéral voyait dans les mines de l’Arctique, en particulier Rankin Inlet (1951-1962) et Nanisivik (1976-2002), un moyen de moderniser les Inuit. Cependant, puisque ces premières mines arctiques avaient échoué à répondre à cet objectif, l’État, désillusionné, hésitait à fournir un financement à la compagnie Cominco pour qu’elle exploite la mine Polaris en 1973. L’État n’a pas exigé que Cominco signe un accord formel pour l’emploi des Inuit, lui laissant la responsabilité de son propre programme de recrutement. Malheureusement pour les gens de Resolute Bay, Cominco n’envisageait pas l’embauche locale comme une priorité, et la compagnie a ignoré et marginalisé les Inuit de Resolute Bay qui voulaient travailler à la mine. Comme l’exploitation minière a été la plus grande industrie dans l’économie du nord canadien et qu’elle l’est actuellement de plus en plus avec de nouveaux projets de développement, il est important de comprendre la dynamique historique entre les compagnies minières, l’État et les communautés locales.

Abstract:

Inuit employment in the mining industry has received very little attention from historians, although mining has been in the Arctic since the 1950s. Using the Polaris mine (1982-2002) on Little Cornwallis Island, Nunavut, as a case study, this article focuses on the Canadian government’s shift away from supporting mining developments in the late 1970s to early 1980s, on Inuit employment in the mining industry, and on the difficulties of Inuit from Resolute Bay in obtaining employment at Polaris. Previous to Polaris, the federal government saw Arctic mines, particularly Rankin Inlet (1951-1962) and Nanisivik (1976-2002), as a path to modernisation for the Inuit. However, as these earlier Arctic mines failed in this particular goal, the State became disillusioned and weary of providing financial support by the time Cominco began planning the Polaris mine in 1973. The federal government did not require Cominco to sign a formal agreement for Inuit employment, leaving the company responsible to develop its own hiring agenda. Unfortunately for the people of Resolute Bay, the company agenda did not include hiring locals as a priority, and bypassed and marginalised Resolute Bay Inuit who were keen on working at the mine. As mining has been the largest industry in the Canadian northern economy and is currently growing and beginning new development projects, it is important to understand the historical dynamics between mining companies, the State, and local communities.