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Aboriginal land rights: the significance of Inuit place-naming

Aboriginal land rights: the significance of Inuit place-naming
Pages: 53 - 76
Auteur(s) / Author(s): Geoffrey S. Lester
Résumé:

La coutume qu'avaient les Inuit de nommer les lieux fournit un point de départ utile pour la discussion de certains problèmes posés par une analyse de la relation juridique entre deux types de revendications: d'une part, les revendications des Inuit qui veulent occuper leurs terres et utiliser leurs ressources selon le lex loci, soit leur système ancestral d'occupation des terres et d'utilisation des ressources, d'autre part, les droits revendiqués par la Couronne. Cette relation juridique se résume bien sous la rubrique: « loi sur les droits de type aborigène ». Ignorons pour l'instant les diverses objections théoriques à la thèse voulant que les Inuit aient des droits dont ils pourraient tirer profit en estant en justice contre la Couronne. La coutume de nommer les lieux peut être utilisée comme un exemple flagrant de l'existence d'un lex loci, et ce, de façon évidente. Ce lex loci est d'un ordre dont on peut présumer qu'il a survécu à la déclaration de souveraineté territoriale de la Couronne. Cette coutume peut précisément servir à expliquer la nature systématique de l’utilisation et de l'occupation des terres par les Inuit. En second lieu, par analogie avec les coutumes anglaises, elle peut représenter un argument de base qui, une fois son importance démontrée, invite les tribunaux à reconnaître le lex loci inuit selon la loi. Par ailleurs, cette coutume de nommer les lieux peut être aussi utilisée pour établir le droit d'ester en justice en permettant aux Inuit de lier très précisément un groupe de personnes à une région géographique, comme le requièrent les pratiques et modes de procédure des tribunaux.

Abstract:

The practice of Inuit place-naming provides a useful point of departure for discussing some of the problems in an analysis of the legal relationship between the rights claimed by the Inuit in their lands and resources under their own customary system of land use and occupancy or lex loci, and the rights claimed by the Crown (a relationship which is best summed up under the heading "the law of aboriginal rights"). Putting aside for later consideration various theoretical objections to the argument that the Inuit have rights which are enforceable at their suit against the Crown, placenaming can be deployed in the first instance to establish in terms of evidence that the Inuit have a lex loci which is of a class which can be presumed to have survived the assertion of a territorial sovereignty by the Crown. Specifically, place-naming can be used as the starting point for explicating the systematic nature of Inuit land use and occupancy; and, second, by analogy with English practices it can be used in its own right as die foundation for an argument that once the importance of place-naming is proved, then the courts can be invited to hold that the Inuit lex loci is cognizable by the common law. In the second place, place-naming can be used to establish "title to sue", by enabling the Inuit to relate as precisely as possible a group of people to a geographical area as generally required by the practice and procedure of the courts.