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Terre et pouvoir au Nouveau-Québec

Terre et pouvoir au Nouveau-Québec
Pages: 101 - 130
Auteur(s) / Author(s): Jean-Jacques Simard
Résumé:

On essaie dans cet article de montrer comment, au gré de l'histoire et sous impulsion coloniale se sont modifiés les rapports inuit avec l'espace. Après le contact, deux grandes périodes se dégagent, marquées par une structure particulière d'appropriation matérielle et symbolique du pays et de ses ressources spécifiant évidemment des rapports sociaux de production entre les autochtones et les Blancs. Axée sur la traite, la première impose un régime mercantile; la seconde s'appuie sur la sédentarisation et l'appareil d'État pour installer une techno-bureaucratie de Welfare State. Ensuite, on montre comment, à partir du mouvement coopératif, les Inuit ont tenté de reprendre en main leur pays, les nouvelles technologies, l'organisation politique. Un contre-mouvement, encouragé par le colonisateur, suscite la création d'une association ethnique et la signature de l'Entente de la baie James. Aujourd'hui, le Nouveau-Québec est l'enjeu d'une lutte entre deux projets de société assumant à la fois une définition de la nouvelle identité inuit et un mode collectif d'appropriation de l'espace: d'un côté, les États et les leaders de l'association des Inuit, de l'autre les leaders coopératifs et les Dissidents.

Abstract:

This article wishes to show how, historically and under the impact of colonialism, the relationships between the Inuit and their environment have been modified. After contact, two significant periods can be distinguished, each typified by a particular structure of material and symbolic appropriation of land and resources, which imply specific social production relations between Natives and Whites. The prior structure was based on trade and gave rise to a mercantile system. The second, relying on sedentarisation and the State, has set up a Welfare State with its accompanying bureaucratic structure. It is then shown how, through the cooperative movement, the Inuit have attempted to regain control over their land, new technologies and political organization. A counter-movement, encouraged by the colonizer, has led to the creation of an ethnic association and the signing of the James Bay Agreement. Today the stakes in Northern Quebec involve a struggle between two views of society comprising a definition of the new Inuit identity and a collective made of appropriation of the environment: on the one hand, Government and the leaders of the Inuit association, on the other, the Cooperative leaders and the Dissidents.