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Inuit employment at the Nanisivik mine on Baffin Island

Inuit employment at the Nanisivik mine on Baffin Island
Pages: 53 - 74
Auteur(s) / Author(s): Charles W. Hobart
Résumé:

Ce texte rend compte des quatre années au cours desquelles les Inuit ont travaillé à la construction et à l'opération de la mine de Nanisivik au nord de la Terre de Baffin. Les employés autochtones doivent y travailler des périodes de six semaines avant de rentrer en congé chez eux, alors que les employés blancs doivent accomplir des périodes de travail deux fois plus longues. Les relevés d'emploi montrent que la rotation des Inuit a été rapide, beaucoup ne travaillant pas plus d'un ou deux mois. Pourtant leurs performances ont été considérées généralement supérieures à la moyenne et appréciées. Bien des travailleurs se montrent satisfaits de leur activité, de l'entourage et de la rémunération, si bien que le travail à la mine a constitué une expérience positive de plusieurs façons. Les entrevues avec les travailleurs et leurs femmes ont montré nettement que, tout en recherchant un salaire, ils n'aimaient pas devoir rester éloignés du foyer pour des périodes aussi longues. Les femmes se montrèrent particulièrement critiques, se plaignant du manque de viande et d'autres problèmes dus à l'absence des maris. On n'a cependant pas pu faire la preuve que, globalement, aucune des communautés dont sont issus les employés de la mine ait souffert d'une pénurie de viande. En conclusion, les périodes de travail de six semaines paraissent poser un dilemme aux Inuit: d'un côté ils ont besoin d'un revenu monétaire pour défrayer les coûts croissants d'équipement et d'opération de la collecte des ressources locales; de l'autre, ce type de travail impose de longues absences qui sont en conflit à la fois avec les liens familiaux traditionnels et avec le sens enraciné chez des chasseurs de leur responsabilité à nourrir leurs familles. Seule la réduction des périodes de travail permettra de réduire ces contradictions, d'embaucher davantage d'Inuit, de réduire leur rotation, de leur donner plus d'occasions de travail et de réduire leur dépendance à l'égard du système de bien-être social.

 

Abstract:

This paper reports on four years of employment of Inuit during the construction and the operations phase of the Nanisivik mine on Northern Baffin Island. A distinctive feature of this employment is that native employees must work for six weeks before taking a rest break at home, while employees from southern Canada have a work period twice that long. The employment records show that the Inuit turnover rate has been high, with many working no more than one or two months. However, their work performances have typically been rated as above average. Many workers reported that they liked their work activity and their work associates as well as the money that they earned, so that in many ways they experienced the mine employment positively. The interviews with workers and their wives showed clearly that while they wanted and needed the money to be earned at the mine, they did not like the lengthy absences of the men from home that this work necessitated. The wives were particularly negative toward this employment, complaining about meat shortages and other problems that they experienced during their husbands' absences. However, no evidence was found that any of the workers' home communities as a whole had experienced meal shortages due to the mine employment. It was concluded that the six week long work period confronts Inuit with a dilemma. On the one hand is their need for wage employment so that they can defray the increasingly heavy capital and operating costs associated with harvesting local natural resources, fish, fur and game. On the other hand, the long work imposed absences are in conflict with both the traditional closeness of the Inuit family, and the hunters' ingrained sense of responsibility to provide meal for their families. Resolution of these dilemmas, recruitment of higher proportions of Inuit workers, and reduction of their turnover rates and providing Inuit with increased employment opportunities and reduced welfare dependency will all depend upon reducing the length of the work period.