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Male and female in Inuit shamanism

Male and female in Inuit shamanism
Pages: 115 - 132
Auteur(s) / Author(s): Jaarich G. Oosten
Résumé:

Il est généralement admis que l'homme et la femme pouvaient être chamanes dans la religion inuit traditionnelle. Plusieurs ont tenté d’établir une distinction entre un mode féminin et un mode masculin de pratique chamanique. Toutefois, une revue des premiers témoignages sur le chamanisme des Inuit du Canada ne permet pas de conclusion catégorique à cet égard: les femmes peuvent servir d'auxiliaires dans la pratique du chamanisme par les hommes, mais elles peuvent également être chamanes elles-mêmes. Dans cet article, l’auteur suggère que l'explication de l'ambivalence du chamanisme par rapport au genre doit être cherchée dans la nature même du complexe chamanique. À cause de sa fonction de médiateur, le chamane devait transcender les contrastes structuraux entre la vie et la mort, la terre et la mer, l'ordre masculin et l'ordre féminin et par conséquent, ne saurait se réduire à un seul côté de ces oppositions.

 

Abstract:

It is generally accepted that men and women might perform as angakkut in traditional Inuit religion. Several attempts have been made to distinguish between male and female types of shamanism. A survey of the older sources on shamanism among the Inuit of Canada does not yield conclusive evidence: Women may assist men in shamanistic performances, but they may also perform as shamans themselves. In this paper it is proposed that the explanation for the ambiguity of Inuit shamanism in terms of gender should be sought in the nature of the shamanistic complex itself. In his quality as a mediator the shaman had to transcend structural contrasts between life and death, land and sea, male and female, and should not be marked in terms of one particular category.