Starting Fire with Gunpowder revisité: création de nouveaux médias en inuktitut dans l’Arctique canadien

Starting Fire with Gunpowder revisited: Inuktitut New Media content creation in the Canadian Arctic
Pages: 61 - 80
Auteur(s) / Author(s): Timothy J. Pasch
Résumé:

En 1991 fut produit le documentaire canadien Starting Fire with Gunpowder, dont le sujet était l’histoire des premières productions médiatiques de l’Inuit Broadcasting Corporation (IBC). Il examinait comment la création d’un contenu en inuktitut dans les médias pouvait constituer un moyen efficace d’improvisation créative, de préservation linguistique et culturelle et de transmission des savoirs traditionnels. Presque 20 ans plus tard, Internet représente l’un des principaux moyens de communication pour les jeunes Inuit du Nord canadien. Cependant, reste à savoir si la qualité des médias en inuktitut disponibles électroniquement peut se comparer à l’exemple de la préservation culturelle et linguistique instaurée par les visionnaires de l’IBC à ses débuts. Cet article prend le contrepied des approches théoriques voulant que les Inuit soient linguistiquement et culturellement vulnérables. Il considère les contenus en inuktitut des nouveaux médias comme une concrétisation du mot airaq (‘racines comestibles’) utilisé ici comme un modèle de la force, de la résilience et de l’adaptabilité. L’article conclut que la créativité et la prolificité des premières productions de l’IBC devraient constituer la norme de référence pour une nouvelle génération de créateurs de nouveaux médias en inuktitut.

Abstract:

In 1991, the Canadian documentary Starting Fire with Gunpowder was produced, focusing in part on the history of early media productions by the Inuit Broadcasting Corporation (IBC). It examined how the creation of Inuktitut media content could be an effective means of creative improvisation, linguistic and cultural preservation, and transmission of traditional knowledge. Almost 20 years later, the Internet serves as one of the primary communicative methods for young Inuit in the Canadian Arctic. However, it remains to be seen whether the quality of Inuktitut media online can compare with the example of linguistic and cultural preservation set by the visionaries of the early IBC. This article challenges prevailing critical approaches to the Inuit as linguistically and culturally vulnerable. It views Inuktitut New Media content as an embodiment of the word airaq (‘edible roots’), used here as a model of strength, resilience, and adaptability. It concludes that the creativity and prolificacy of the early IBC productions should set the standard for a new generation of Inuktitut content creators online.