C'est la baleine qui décide: une ethnographe sur la banquise

The Whale Decides: Eskimos' and Ethnographer's Shared Consciousness on the Ice
Pages: 39 - 54
Auteur(s) / Author(s): Edith Turner
Résumé:

Parfois, dans la recherche contemporaine, l'étude des symboles doit céder le pas à la réalité. C'est ce qui advint lors d'une étude sur la chasse à la baleine chez les Inupiat de Point Hope, Alaska; la baleine s'impose à l'ethnographe comme esprit plutôt que symbole, comme pour les Inupiat eux-mêmes. Ainsi, lors de la chasse et des célébrations qui l'entourent, la relation entre les Inupiat et la baleine devint le premier centre d'intérêt. Fondamentalement, il faut traiter la baleine avec certains égards pour que la chasse soit un succès. A un niveau plus profond, un ensemble de rituels donne accès à la dimension religieuse de la baleine. Dans une étude de ce type, l'ethnographe laisse tomber les explications réductionnistes chères aux anthropologues et perçoit plutôt son travail comme une tâche de co-expérience et de traduction littérale.

Abstract:

Sometimes in contemporary social research symbology will give way to actuality, and this was the case in a study of the whale hunt among the Eskimos of Point Hope, Alaska, where for the ethnographer the whale did not impinge so much as a symbol or representation but more as a spirit, just as the Inupiat maintained. Because of this, during the hunt and its celebrations the relationship between Inupiat and whale took on a sharp focus. Basically, good manners towards the whale were essential for successful hunting. Furthermore, a world of ritual unfolded at a deeper level which gave to the people knowledge and experience of the religious dimension of the whale. In such a study the ethnographer abdicates from the anthropologists' claim to reductionist explanations and instead looks at her task as an exercise in co-experiencing and in literal translation.