Niqsaq et napaaqtuq: question d'ethnoscience iñupiaq

Niqsaq and napaaqtuq: Issues in Iñupiaq Eskimo life-form classification and ethnoscience
Pages: 77 - 100
Auteur(s) / Author(s): Kerry D. Feldman, Ernie Norton
Résumé:

On compte peu d'études ethnoscientifiques de la langue et de la culture iñupiaq. Cet article plaide en faveur d'une recherche anthropologique qui soit appuyée sur la linguistique et d'une recherche linguistique qui soit appuyée sur l'anthropologie, pour l'Alaska et pour l'Arctique en général. L'auteur utilise la théorie classique de Cecil Brown sur les classifications populaires des formes vivantes universelles, dans le règne animal et végétal, pour aborder les modes de classification chez les Iñupiat. Une attention spéciale est dirigée vers deux classificateurs importants en iñupiaq: niqsaq (certains animaux chassés en mer) et napaaqtuq (l'épinette, ou l'arbre en général). Ces deux concepts permettent d'éclaircir certaines subtilités de l'ethnoscience autochtone dont les linguistes et les anthropologues doivent être conscients. Cette étude a des implications quant à l'usage de l'ethnoscience autochtone dans les écoles du Nord ainsi que pour la préparation de dictionnaires et la préservation des cultures autochtones comme systèmes de signification liés à des modes de subsistance et à la perception des éco-systèmes.

Abstract:

There have been few ethnoscientific studies of Iñupiaq culture or language. This paper attempts to draw attention to the need for linguistically-grounded anthropological research and anthropologically-grounded linguistic research among indigenous people in Alaska and the Far North in general. The study uses the widely referenced theory of Cecil Brown regarding folk botanical and zoological universal life-forms as a heuristic device for examining issues in animal and plant classification among Iñupiat in Northwest Alaska. Two significant emic classifiers in Iñupiaq, niqsaq (particular animals hunted in the sea) and napaaqtuq (spruce tree, tree), receive special attention because of the light they shed on indigenous ethnoscience complexities of which linguists and anthropologists need to be aware. The study has implications for the respect of indigenous ethnoscience in northern schools, the preparation of indigenous language dictionaries and the preservation of indigenous cultures as systems of meaning in relation to their subsistence modes and perceptions of their ecosystem.